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sur les maladies infantiles

Attitudes et comportements alimentaires problématiques des enfants : Comment et pourquoi se développent-ils ?


Projet de recherche dirigé par Isabelle Thibault, chercheuse et professeure Centre de recherche CHUS.

Collaborateurs (trices) :
Centre Hôspitalier de l'Université de Sherbrooke: pédiatres Dres Caroline Pesant et Marie-Claude Roy,
Université de Montréal : professeure Dominique Meilleur (psychologie),
Université de Sherbrooke : Anne-Marie Tougas et Catherine Laurier (psychoéducation),
Université Laval : Catherine Bégin (psychologie),
Université de Trois-Rivières : Marie-Pierre Gagnon Girouard (psychologie) et IMAJ
Regroupement des chercheurs québécois s’intéressant aux troubles alimentaires et d’autres collaborations avec intervenants de différentes régions visées à venir dont l’institut Douglas.


Les objectifs principaux de l’étude
L'objectif de ce projet est de mieux comprendre les facteurs liés aux attitudes et comportements alimentaires problématiques (ACAP) et orienter les programmes de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des troubles de conduites alimentaires.

Pour se faire, établir le portrait québécois de la proportion d’enfants présentant des ACAP ainsi qu’étudier les facteurs associés au développement d’ACAP.

Il n’existe aucune étude d’envergure avec suffisamment de participants permettant de suivre sur une longue période de temps des enfants afin d’identifier et comprendre les facteurs psychosociaux associés au développement des ACAP.

Les problématiques

- Ces troubles peuvent se retrouver chez les enfants dès 9 à 12 ans à différentes intensités 30% - 80% des enfants âgés de 7 à 13 ans présentent des ACAP• 50% des enfants du primaire sont préoccupés par leur poids

- Le désir de perdre du poids apparaît dès l’âge de 9 ans chez les filles

- Ces attitudes et comportements alimentaires problématiques (ACAP) se retrouvent chez les personnes souffrant d’anorexie mentale ou de boulimie

- 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires

- 21 % souffrent de troubles chroniques

- La proportion d’adolescents ayant des ACAP est en augmentation depuis 20 ans

- Le taux d'hospitalisations causés par ces troubles a crû de 42% entre 2006 et 2013 au Canada, ce qui entraînait un coût sociétal de 54 932$

Les conséquences
- Humeur dépressive, anxiété, faible estime de soi, difficulté dans les relations avec les pairs

- Augmentation de la probabilité de présenter des comportements suicidaires et la consommation de drogues (le taux de suicide associé à l'anorexie est le plus élevé des maladies psychiatriques)

- 5% des personnes anorexiques en décèdent (Coumau, 2017).

L’impact des avancées
- Les données représentatives de la province (jamais fait à ce jour), qui seront diffusées au sein des ministères du gouvernement québécois et dans les revues scientifiques

- Des programmes offerts par les équipes de médecins et adaptés avec les résultats de l’étude

- Orienter les approches préventives pour les troubles de conduites alimentaires

- L'organisation de colloque/forum avec collaborateurs et étudiants pour partager les résultats

- Prévenir les troubles de conduite alimentaires est essentiel, considérant les multiples effets de ses problèmes de santé mentale sur le fonctionnement de la personne, de sa famille, mais aussi considérant les coûts sociaux associés à ces problèmes.