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sur les maladies infantiles

Conséquences périnatales de la COVID-19 : Impact sur la santé des mères et des nouveau-nés

Un projet de recherche dirigé par le co-directeur Dr Arnaud Gagneur et la co-directrice Dre Isabelle Boucoiran, en collaboration avec Dr Jean-Charles Pasquier et Dre Fatima Kakkar.


Appuyé par une équipe de médecins chercheurs multidisciplinaires des quatre centres de recherche mère-enfant québécois :
- CHU de Sherbrooke : A. Gagneur, JC. Pasquier, W. Frazer,
- CHU Sainte-Justine : I. Boucoiran, F. Kakkar, AM. Nuyt, S. Girard,
- Centre Universitaire de Santé MC Gill : M. Beltempo, N. Dayan, R. Brown
- CHU de Québec – Université Laval : B. Piedboeuf, E. Bujold, S. Demers, G. Boivin, N. Chaillet,
- Centre Hospitalier Universitaire de Montréal : CE. Jacob,
- Hôpital Maisonneuve-Rosemont : N. Ali, L. Tordjman,
- Hôpital général juif : H. Abenhaim, J. Bartholomew.


Quel est l’objectif du projet ?
Un nombre important de femmes enceintes seront contaminées par le SARS-CoV-2 (COVID+) au cours des prochaines semaines. Les données scientifiques actuellement disponibles ne permettent pas de déterminer la gravité chez la femme enceinte, l’existence d’une transmission verticale et les conséquences de l’infection chez le nouveau-né et l’enfant à plus long terme. Ces données sont toutefois essentielles à la coordination et l’organisation des soins péri et néonataux.

C’est dans ce contexte clinique de besoins criants que ce projet propose de développer un réseau de recherche panquébécois permanent composé d’un groupe de recherche multidisciplinaire et multicentrique regroupant les 4 centres de recherche mère-enfant et des deux hôpitaux du Québec.

Le plan d’action inclue la création d‘une base de données populationnelle regroupant toutes les femmes enceintes COVID+ et l’utilisation de la bio banque d’échantillons cliniques du Fond de recherche du Québec-Santé (FRQ-S) : sang maternel et néonatal, sang de cordon, urine, sécrétion vaginale, liquide amniotique, placenta, débris de conception, lait, liquide d’aspiration endotrachéal/nasogastrique.


Une bio banque québécoise qui répond à des besoins
Ce projet propose d’établir un registre québécois de femmes enceintes COVID + et d’utiliser la bio banque d’échantillons mise en place par le FRQ-S afin de répondre aux questions de recherche essentielles suivantes :
- Quelle est la gravité de l’infection chez les femmes enceintes ?
- Existe-t-il une transmission verticale de la mère à l’enfant (in-utero et post-partum) ou post-natale de cette infection chez l’enfant ?
- Quelles sont les conséquences de cette infection sur le devenir des enfants ?


Ce projet de recherche sera coordonné avec la bio banque québécoise de la COVID et les données seront partagés avec le registre du Canadian Surveillance of COVID-19 in Pregnancy. De plus, une collaboration sera établie avec le réseau international COVI-PREG qui regroupe déjà les données de plus de 40 pays à travers le monde.


Quel sera l’impact des avancées ?
L’impact des avancées obtenues sera majeur car elles permettront d’ajuster les recommandations quant au suivi des femmes enceintes et du mode d’accouchement. Ces données permettront également de déterminer l’organisation de la politique des soins néonataux au niveau des maternités et des services hospitaliers de néonatalogie de niveau II et III dans le but d’assurer une sécurité optimale des nouveau-nés. Enfin, cela permettra également de déterminer les procédures optimales de protection du personnel soignant à la naissance et lors de la prise en charge des nouveau-nés.


Transformations visées pour la santé des enfants
Ce projet permettra de déterminer comment suivre les grossesses des femmes infectées, comment organiser l’accouchement de ces femmes et l’accueil du nouveau-né, comment soigner les nouveau-nés et organiser les soins néonataux et également de déterminer quel suivi sera nécessaire pour ces enfants à plus long terme.


Effet de levier potentiel
La mise en place de cette structure de recherche, de la base de données couplée à la bio banque permettront par la suite de pouvoir répondre aux autres questions de recherche subséquentes au cours du déroulement de la pandémie.