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Dépistage des malformations cardiaques : Quand devrait-on subir un échocardiographie fœtale ?

La Fondation des étoiles a le privilège de côtoyer des chercheurs de tous les champs d’expertise. Au cours des prochains mois, nous vous partagerons des projets de recherche sur différents axes de la recherche pédiatrique. Ainsi vous découvrirez une multitude d’avancements scientifiques bien vulgarisés.

En février, c’est le cœur qui est à l’honneur avec la recherche en cardiologie pédiatrique.

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Les malformations cardiaques sont les malformations les plus fréquentes à la naissance. Les malformations cardiaques graves nécessitent des soins immédiats à la naissance et de nombreux enfants atteints auront besoin d'une opération à cœur ouvert, parfois à moins d’une semaine de vie. Il est important de diagnostiquer ces malformations cardiaques avant la naissance, car cela augmente les chances de survie et réduit les coûts des soins de santé et la durée d'hospitalisation. Les obstétriciens et les radiologues pratiquent une échographie au deuxième trimestre de la grossesse. La plupart des malformations seront identifiées au cours de cette échographie, mais malheureusement, certaines passent inaperçues. Il existe différentes stratégies pour améliorer la détection des malformations cardiaques sur les petits fœtus. Certaines d'entre elles consistent à recommander aux femmes enceintes qu’elle subissent un examen spécialisé appelé échocardiographie fœtale.

Cependant, nous ne savons pas encore si et quand cela est vraiment bénéfique. De nombreuses questions restent sans réponse : Dans quelle mesure sommes-nous capables de diagnostiquer les malformations cardiaques avant la naissance ? Qui devrait subir un échocardiogramme fœtal ? Existe-t-il des malformations cardiaques plus difficiles à diagnostiquer ?

L’étude vise à trouver des réponses à ces questions sur un large groupe de femmes qui ont été enceintes entre 2007 et 2015. Nous chercherons à savoir qui a bénéficié d'un diagnostic prénatal correct et qui n'en a pas bénéficié, qui a subi une échocardiographie fœtale et pourquoi, et quelles ont été les répercussions sur les coûts des soins de santé. Obtenir des réponses à ces questions nous permettra de concevoir et de tester de nouvelles stratégies pour détecter les malformations cardiaques avant la naissance, dans l'espoir d'améliorer la précision du diagnostic sans augmenter les coûts des soins de santé. De plus, puisque des milliers de femmes ont cet examen chaque année au Québec, éviter de la faire chez elles pour qui ce n’est pas nécessaire pourrait réduire l’anxiété engendrée par le fait d’avoir une échographie supplémentaire par attente des résultats.

Ultimement cette étude permettra de mieux orienter les ressources pour améliorer le dépistage des malformations graves **avant **la naissance et ainsi mieux les traiter et éviter des complications à la naissance.